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Utiliser le réseau Facebook est devenu un moyen incontournable de se faire des relations sociales. Nous allons tenter de comprendre, en cinq points régulièrement abordés, quelles en sont les raisons et ce qui les motive.

En une décennie Facebook, s’est hissé tout en haut de l’affiche, comme étant le réseau social ludique incontournable. C’est un vaste dispositif tentaculaire duquel, lorsque vous êtes pris dans ses filets, il est souvent difficile de se dépêtrer. Heureusement ce n’est pas pour dévorer qui que ce soit, juste vous rendre un chouia accro mais pas d’inquiétude, on vit fort bien avec. Renommé pour être The Social Network dominant à travers le monde, avec ses 1,86 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, Facebook est devenu le plus populaire d’entre tous.

1) Je diffuse donc j’existe :

Se trouver sur Facebook est plus qu’un besoin pratique, la nécessité a emboité le pas avec la découverte de cet univers sans limite. Ont fini par se mélanger la satisfaction professionnelle tout autant que personnelle, la détente et le divertissement. Les normes sont déjouées car tous les publics se sont pris au jeu, que l’on soit ado ou un adulte d’âge respectable. Se façonner une image au gré de sa fantaisie fait partie de la stratégie, qui consiste souvent à se mettre en vedette dans des situations les plus loufoques ou valorisantes qui soient.

Qui n’a pas rêvé un jour revêtir le costume d’un super héros, c’est un peu ce que vous pouvez vous permettre sur Facebook et ça fait énormément de bien à votre ego… mais c’est prendre le risque d’y laisser son identité. En vous contraignant, comme le souligne le psychanalyste Gérard Bonnet à « la tyrannie du paraître », celle-ci se trouve fort éloignée de l’image que vous renvoyez au naturel. Vous pouvez vous imaginer, ou faire croire aux autres mais c’est tout comme, vous lancer dans des aventures fantastiques voire vous situer dans des endroits paradisiaques.

2) Avec mes amis on se marre :

Difficile à notre époque de nous imaginer en quelque lieu que ce soit sans Facebook. Que nous soyons en vacances, à l’école ou au lycée voire au travail, c’est à longueur de jour que l’on peut échanger via le réseau social. C’est dans l’instant choisi que chacun se connecte avec son groupe de relations, et sans attendre car certaines informations ne sauraient tarder à être diffusées. Quiconque découvre une perle rare, et ce à tout instant comme si sa vie en dépendait, serait incapable de concevoir de ne pas publier au plus tôt.

Cette pépite pouvant être rediffusée à l’infini, voire faire le buzz dans l’heure qui suit, comment ne pas être tenté, en user et même en abuser. Qui plus est ce peut être le prélude à de bien jolies histoires, mais vous pouvez tout autant y rechercher un job ou la voiture de vos rêves. Les applications sont multipliées à l’infini, qui vous rappellent des invitations à ne pas oublier de lancer et les incontournables anniversaires à fêter. Une dizaine de milliards de messages étant postés chaque jour, pour dans les 350 millions téléchargements de photos, Facebook est en passe de devenir un fourre-tout et c’est bien le but.

3) Je peux épier mes relations :

L’un des dangers de Facebook est de céder à la tentation de stalker, comme on dit dans le langage courant du cyber espace. C’est tentant car nous pouvons, en toute impunité, farfouiller dans les clichés déposés à profusion sur le réseau. Vous souhaitez savoir qui était présent à telle soirée, voir avec qui et où untel passe ses vacances, si l’autre est en couple ou se montre sous un jour que vous ne lui connaissiez pas. C’est du voyeurisme ni plus ni moins mais, dans la mesure où le profil n’a pas été verrouillé, on s’y sent autorisé.

Là le bât blesse c’est quand on ne se contente pas d’aller aux nouvelles de ses relations intimes car, fictifs ou bien réels, les amis de vos amis ne sont pas nécessairement les vôtres. Si cet état de fait semble aller de soi dans la vie courante, par respect ou simple éducation oblige, c’est dingue comment les règles volent en éclats dès qu’il s’agit d’une publication distribuée à tout va. La plateforme diffuse des informations aux quatre coins du globe, si vous souhaitez en apprendre plus sur quelqu’un le moyen d’y parvenir est à portée de tout un chacun.

4) Moi et mes rapports aux marques :

Tout le monde a un droit de parole sur Facebook, ainsi les entreprises en profitent pour diffuser leur griffe par le biais des internautes. En dialoguant avec ses clients, qu’ils soient potentiels ou acquis à leurs produits, c’est l’assurance d’en faire des ambassadeurs dignes de confiance. De client le messager devient porte-paroles malgré lui, et une véritable pub ambulante en puissance. C’est ainsi que Facebook dénombre trois millions d’annonceurs actifs de par le monde (1.000.000 en 2013).

Oscillant entre publicité créative en ton décalé, style Community manager, son but est de dispatcher un message transparent de la marque. En positivant son image une entreprise peut, au travers de mises en situations délirantes, opérer un matraquage intensif des réseaux. Facebook c’est aussi un outil professionnel très recherché, au même titre qu’ils proposent leur signature les employeurs potentiels peuvent déposer des offres d’embauche, voire y recruter du personnel. En ce domaine Facebook occupe une place prépondérante dans le marché du travail, des pages emploi pouvant être facilement et rapidement créées.

5) J’aime aller à la pêche aux infos :

Un de vos amis a déposé un lien, susceptibles d’éveiller l’intérêt de plus d’un, c’est la porte ouverte à nombre de personnes qui seront indirectement touchées. D’eux-mêmes certains n’iraient certes pas chercher l’info, ou montreraient le moindre besoin de la détenir. C’est donc indirectement qu’ils vont par la suite aux nouvelles, car ça leur semble des plus intéressant de constater quelle manne peut représenter Facebook. Cela vaut dans quelque domaine que ce soit, et concerne n’importe quel penchant que l’on puisse avoir, en réponse à tel goût ou pour combler telle lacune.

En personnalisant vos recherches, via les sites d’informations, personne n’est en mesure de vous dire dans quelle abondance de données vous allez pénétrer. Comme là c’est un ami qui a suscité votre intérêt, en déclenchant des « J’aime » à tout va, bien malgré vous cela stimule votre curiosité. Vous découvrirez, si ce n’est déjà le cas, qu’il n’existe pas de domaine qui ne soit abordé ou accessible via les interfaces du réseau social. Dans la mesure où c’est la convivialité qui vous a motivé de prime abord, à présent c’est quelques petits clics et puis s’en vont !