Sélectionner une page

Premier volet :

Le Growth Hacking pour les nuls : Comprendre un concept qui n’est que vue de l’esprit

Comment expliquer le Growth Hacking : Façonné par un entrepreneur du nom de Sean Ellis, qui a permis de s’initier au terme de piratage de croissance, le moins que l’on puisse dire est que le Growth Hacking ne laisse personne indifférent. Son concept défraie la chronique, dérange les idées reçues et suscite bien des questionnements. Les marketeurs traditionnels eux-mêmes ont beau se prendre la tête, pas moyen de comprendre cette stratégie publicitaire qui brise les conventions établies. Comment expliquer par quel biais les start-ups qui y ont recours enregistrent un développement à la limite de l’insolence.

On pourrait comprendre sa méthodologie en se basant sur la réunion de plusieurs techniques, ou sur un état d’esprit auquel la croissance rapide d’un produit ou d’un service serait imputée. Mais de quoi au juste parle-t-on ? De la croissance ? De quoi est-il question ? Quelles sont les techniques et les moyens empruntés ? Quels business sont concernés par cette révolution marketing ? Des questions auxquelles nous allons tenter de répondre par des moyens simples, pour expliquer un phénomène sommes toutes plutôt complexe.

A quel concept avons-nous affaire ? Sans savoir souvent vraiment de quoi il est question, c’est une notion qui résonne au plus fort dans les mentalités. Si l’on s’essayait à la concentrer en une seule phrase, sa définition relèverait plutôt d’un symbole de la pensée que d’une réalité concrète. Très souvent donc des moyens détournés sont déployés, tous des plus pertinents mais sans que cela fut suffisant en soi. Tous les experts du GH, autrement dit les Growth Hackers, vous le décriront comme une vue de l’esprit plutôt qu’un ensemble d’outils, couplés au savoir-faire et à des techniques.

De bien grandes hypothèses, qui en définitive ne font que noyer le poisson tout en nous laissant sur notre faim. Nous devons bien admettre que cette notion d’état d’esprit semble surfer sur la vague plutôt que d’être expliquée clairement. Nous allons donc tenter en quelques mots trouver ceux qui pourraient être facilement compris par le commun des mortels. Le Growth Hacking, nous l’avons vu, décrit un ensemble de techniques et de pratiques, bien éloignées de toute convention, qui sont empruntées dans le but d’assurer à un produit ou un service une croissance exponentiellement des plus rapides.

 

Quelle définition le décrit et convient le mieux : Deux éléments sont à prendre en compte, pour lui en donner une qui soit compréhensible, le terme se doit d’être décomposé comme suit : Dans le mot Growth, qui signifie croissance, et Hacking qui sous-entend un piratage. Ce qui explique aisément que les moyens soient jugés peu protocolaires, voire à la limite de la légalité et friseraient même l’indécence. Pour autant la définition est en elle-même s’avère décevante, car elle n’explique en rien de quelle croissance il est question.

Pour cerner le concept en soi, le mieux est de commencer par l’historique du GH, pour tenter ensuite de visionner le profil type du Growth Hacker et enfin en venir à parler de la notion AARRR (acronyme pour Acquisition-Activation-Rétention-Referral-Revenu). Seulement alors nous prendrons en compte quelques exemples concrets de Growth Hacking. Accrochez-vous bien, préparez vos manettes et chaussez vos lunettes, vous allez faire un voyage vers l’inconnu digne d’une œuvre en 3D. Mais pas de panique, n’est compliqué que ce dont on refuse de s’imprégner.

Quelles sont les origines du Growth Hacking : Nous l’avons vu, le concept a vu le jour en 2010 dans l’esprit fécond de Sean Ellis. Si le terme de Growth Hacking peut lui être imputé, la réalité pour sa part a pris vie une ou deux décennies auparavant dans la Sillicon Valley. En ces temps employé par Dropbox, le conseiller de démarrage avait en vue des projets professionnels d’envergure. Ce n’était pas chose aisée car son poste de développeur de la base utilisateurs dans l’entreprise était d’une grande utilité, aussi guettait-il l’opportunité d’avoir quelqu’un qui puisse assurer la relève

Son plus grand souci fut alors de savoir comment décrire son poste et lui trouver un intitulé. Celui de Marketing ne convenait pas pour définir ses attributions, bien trop insuffisant pour toutes les contenir, c’est alors qu’il opta pour le terme de Growth Hacker. Une anecdote bien loin d’être banale, car elle nous permet de comprendre que le Growth Hacking concerne avant tout les start-ups technologiques. Tous ceux qui ont opté pour ce job semblent par ailleurs travailler dans ce type d’entreprises, ce qui implique à chaque fois d’accroitre le plus rapidement qui soit toute base d’utilisateurs donnée.

Quels bienfaits peut-on retirer du Growth Hacking : Pour exemple, si vous faites partie des start-ups en mesure de proposer une réussite de messagerie électronique qui soit des plus innovantes le sujet vous concerne. Les audiences vont adorer, mais rapidement va se poser la sempiternelle question qui consiste à savoir comment mettre le service sur le devant de la scène. C’est là qu’intervient le Growth Hacker qui, par des moyens dont lui seul détient le secret, va chercher à savoir quelle est la meilleure position à adopter pour faire connaître votre service.

Concrètement, son but est d’augmenter de façon significative le nombre de vos utilisateurs. Pourquoi alors les start-ups technologiques, si les réponses à cette question sont multiples deux d’entre-elles sont en mesure d’y répondre plus précisément : La première est que les entreprises innovantes en construction ne disposent que de maigres ressources en début d’activité. Rarement elles se trouvent donc en mesure d’engager des campagnes classique de publicité et de marketing. Si les Growth Hacker sont à rémunérer, le coût de leurs services reste facilement gérable.

En second lieu le fonctionnement d’une start-up nécessite de se baser sur le modèle acquisition-monétisation (la fameuse matrice AARRR). Or on ne saurait monétiser avant d’avoir mené à bien un gros œuvre d’acquisition. Ainsi va Globalement le marché, l’objectif étant de se construire une base suffisamment importante de fidèles utilisateurs avant de commencer à enregistrer des gains. Pour les entreprises dites classique c’est moins impératif, elles peuvent fort bien aller de l’avant sans avoir nécessairement besoin de fondations aussi conséquentes.

Nous savons à présent à quelle croissance peut se référer une start-up ! Afin de découvrir quels sont les outils nécessaires au Growth Hacker pour parvenir à ses fins, rendez-vous au chapitre suivant : Le profil d’une identité atypique !