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Revenons sur la conception de l’outil de monétisation du web mobile des plus opérationnels qui soient

En matière de monétisation du web mobile, « Audience Network » est l’outil Number One niveau efficacité de Facebook.  C’est en 2014 que les dirigeants du célébrissime réseau social ont eu la lumineuse idée de lui associer un tel outil, destiné à révolutionner le marché de la publicité mobile. Encore incertaine à l’époque, quand bien même Facebook commercialisait depuis plusieurs années des annonces publicitaires, l’objectif était de la mener à terme à développer les revenus de la société.

Jusque-là autant présente sur le site que sur son application mobile, il s’agissait cette fois de proposer aux marketeurs de pouvoir dispatcher des annonces. Que celles-ci se fassent sous forme interstitielles, en qualité de bannière ou natives, elles furent cette fois destinées à être déposées sur des applications tierces. Cette façon de faire s’est avérée particulièrement ciblée car Facebook, comme Google par ailleurs, a toujours bénéficié d’une place privilégiée en matière de marchandisage.

S’agissant d’une régie, qui possède une fine connaissance de ses centaines de millions d’adeptes, c’est de façon approfondie que Facebook a pu cerner les besoins en ce domaine. Aux tous débuts de ses balbutiements, les seules annonces à être disponibles visaient uniquement à l’installation d’une application ou afin de relancer une activité. Pour autant la plateforme n’a jamais caché que sa véritable intention était d’élargir de façon conséquente son périmètre d’actions à visée publicitaire.

Un excellent compromis, pour une politique du « clés en main » oscillant entre intrusion et intégration

Comme pour tout principal acteur du Web, Facebook ne fait pas exception quant à la difficulté d’amener la publicité mobile sous un angle qui soit bien perçu. Cette action étant destinée à générer de telle sorte des revenus conséquents, le plus grand écueil ne fut pas de trouver des annonceurs. Ceux-ci étant acquis à leur cause, les mettre en relation pour une raison aussi perturbante que d’être assaillis sur le Web par des publicités ne fut cependant pas une pilule facile à avaler.

Amener son public à ne pas les considérer ni les ressentir comme étant intrusive a été un défi de taille à relever. Trouver le moyen de les intégrer intelligemment fut alors la priorité à considérer. Mark Zuckerberg lui-même a alors déclaré « l’écosystème mobile doit trouver une façon efficace de diffuser des annonces personnalisées ». Ce qui fut chose faite, Facebook Audience Network rencontra alors le succès qu’on lui reconnaît.

Ce système permettant de simplifier de façon considérable la tâche des développeurs d’applications tierces, son entrée fut saluée comme une grande avancée en la matière. En un tournemain ce processus permet l’intégration de codes, avant même que d’être rétribués par les annonceurs (sachant toutefois que Facebook se met au passage dans la poche une commission). Ainsi tout le monde y trouva son compte et rapidement l’opération s’est vue couronnée de succès.

Comprendre l’onde de choc enregistrée à l’annonce officielle d’ouvrir Facebook aux sites Web mobile

En mettant à portée des sites web mobile l’étendue de son champ d’action, Facebook vise à ce que ses quelques 2,5 millions d’annonceurs in-app puissent générer des ventes par mobile interposé. En élargissant ainsi sa plateforme, le réseau augmente outre ses capacités de ciblage mais s’introduit également dans un univers dominé jusqu’à présent par Google. Aussi quand bien même la stratégie  publicitaire mobile était attendue, ce fut un choc que de la voir se concrétiser.

Avec un investissement d’un milliard de dollars sur l’exercice 2015, Facebook a réalisé un coup de maître. En pénétrant la monétarisation de l’inventaire Web mobile des éditeurs, c’est un accueil des plus satisfaisants qui a été enregistré. Pas surprenant que le site ait voulu sa part du gâteau, d’autant que l’efficacité de sa régie publicitaire s’est bien vite avérée très efficace. C’est pour lui la poule aux œufs d’or mais qui l’en blâmerait, sa notoriété vaut bien tous les challenges à relever.

Sachant que l’audience de tous ces sites Internet mobile confondus enregistre une croissance fulgurante (d’après Comscore, plus de 50% entre 2013 et 2015), Facebook était bien placé pour se glisser dans ce marché juteux. Ceci dit le réseau social possède un atout dans sa manche des plus avantageux, dans la mesure où nombre de sites Web mettent à disposition des internautes un bouton directement relié à Facebook… vous savez, cet incontournable et si célèbre « Like » qu’il est tenant d’activer.